Victoire de Lewis Hamilton au GP de Catalogne. Sa première avec Ferrari. Et un soulagement s’est entendue sur Barcelone.
Un soulagement, car elle était attendue cette victoire par les fans du septuple champion du monde. Après une saison 2025 catastrophique à tout point de vue, la saison 2026 se présentait mieux. Mais à quelle prix ?
Hamilton bataille depuis plusieurs semaines pour s’affirmer, alors qu’il est contesté par beaucoup. Ceux qui ne l’aime pas (nombreux), ceux qui pensent qu’il n’est qu’un personnage marketing (à Maranello) et ceux qui estiment qu’il a plus sa place comme pilote (50% des pilotes du plateau). Donc voir tout ce monde célébrer cette victoire est assez ironique.
Barcelone est le premier coup d’arrêt pour Antonelli. Mais Mercedes est dans le dur niveau fiabilité. Surtout que depuis le Canada elle est dans le flou. Une situation instable qui perturbe l’équipe en interne. Russell dépense de l’énergie à donner du positif dans son équipe, mais c’est une posture anti émotionnelle. Son salut avant la course à Antonelli, devant les caméras de Canal +, assez glaciale entre les deux hommes, montre la réalité de leur relation. L’un est émotionnel et l’autre plus analytique. Alors que ce n’est pas vraiment le cas. A suivre.
Chez Mclaren, si Norris exploite correctement sa monoplace, Piastri disparait complètement et plus personne n’en parle dans le paddock. Une situation choquante.
Chez Alpine la rumeur Alonso est un souhait de Luca di Meo, qui a une fascination pour le double champion du monde, qu’il souhaite comme ambassadeur. Cela confirme aussi la communication de Alpine : « regardez 2027 on va gagner promis. »
Chez Red Bull, la direction a demandé mercredi des explications à Paris au président de la FIA sur la puissance de ces moteurs. L’ambiance était à la menace. Ben Sulayem a explicitement indiqué aux constructeurs moteurs qu’il allait dévoiler les puissances au public. Tout le monde s’est calmé, mais l’amertume est là. La stratégie de Ben Sulayem va se retourner contre lui.
Le président de la FIA communique beaucoup et veut influencer la F1 du futur. Mais si un compromis 2027 et 2028 a été « accepté » (mais en fait les constructeurs ont gagné le droit de faire 2 nouveaux moteurs au frais de la FIA en passant), le moteur 2030/2031 bloque. Audi voudrait mettre un turbo au V8, tout en soutenant l’électrification. Ford et GM semblent d’accord avec cette idée. Mercedes reste sur son idée de moteur 1200cv total. Regardons ce que raconte Ford et Red Bull car nous avons un duo de communication, pire nous sommes en plein mouvement géopolitique avec intérêt industriel derrière.
La consultation risque de provoquer une décision unilatérale de la FIA. Et provoquer des départs de constructeurs. Finalement ce V8 va devenir plus que politique…