Courant 1995, Rubens Barrichello est convoité par plusieurs écuries. Mclaren estimait le pilote mais lui propose un preaccord pour 1997. Williams avant de signer Villeneuve se penche aussi sur le bresilien. Jean Todt au nom de Ferrari pense d’abord à Barrichello avant de signer Irvine, puis arrive le cas Benetton.
Le remplacement de Herbert étant déjà réalisé par Jean Alesi, Flavio Briatore espère encore que Michael Schumacher reste en 1996. Pourtant l’italien va entamer des discussions avec le clan de Barrichello pour 1996. La piste est sérieuse, surtout depuis que Ferrari abandonne la signature du brésilien. Le hic ? Le salaire et les sponsors de Barrichello.
Convoité et disposant de 4 millions de dollars de partenaires personnels (dont la marque de cigarettes de Ferrari et Mclaren), l’entourage de Rubens Barrichello demande un salaire de 7 millions de dollars par an, pour 1996, 1997 et 1998, tout en acceptant que ses sponsors personnels se transforment en sponsors pour l’équipe Benetton-Renault. Flavio Briatore hésite et cela va durer 30 jours.
Certes Benetton perd la marque de bière allemande qui s’affiche sur les pontons de la B195 (et qui permet d’assurer le salaire de Schumacher d’ailleurs) en réalité l’hésitation provient d’une part des promesses de nouveaux sponsors pour Benetton Formula (il négociait avec MTV, Air Korean et surtout les indiens de Kingfisher) dans la foulée du titre de champion du monde des constructeurs, et la présence du cigarettier de Barrichello, qui est en rivalité avec celui de Benetton provoquera donc une perte économique potentielle dans la proposition du clan brésilien. Cela désintéressent Briatore du projet Barrichello. Il embauchera Gerhard Berger et Barrichello prolonge par défaut chez Jordan Peugeot en 1996.