Rififi dans la gestion des pilotes

Selon La Gazzetta dello Sport et le Corriere della Sera, Giovanni Minardi a porté l’affaire devant le tribunal de Bologne l’année dernière après qu’Antonelli a unilatéralement résilié leur contrat de management avant ses débuts en Formule 1.

Minardi, le fils de l’ancien propriétaire de l’écurie Gian Carlo Minardi, réclamerait des compensations contractuelles et des dommages et intérêts, car il affirme avoir proposé Antonelli à Ferrari, alors que le pilote italien était déjà dans l’académie Mercedes.

De son côté, Nikola Tsolov, faisait auparavant partie du système de gestion des pilotes d’Alonso avant de rejoindre l’académie des pilotes de Red Bull.

Et il semble que les termes précis de l’accord présumé entre le bulgare et la société A14 ont tout simplement endetté le jeune pilote, avant même qu’il arrive en F1.

Pour le cas Antonelli, nous savons que l’académie Mercedes gère la stratégie et l’avenir du pilote, tandis que l’agent a un rôle plus de gestionnaire du quotidien. Donc si Minardi a fait des démarches, il etait hors de son cadre contractuelle (d’ailleurs chez Mercedes tout le monde est assez serrain sur ce dossier).

Pour le cas de Tsolov, c’est un cas classique. L’agence de Alonso agit comme les agences management des années 2000. A savoir que le jeune pilote paie pour entrer dans le processus d’accompagnement. Il n’y a pas d’aide au financement, comme Red Bull le fait. Donc le pilote s’endette en achetant une image pour séduire des sponsors potentiels.