L’Italie et son autorité fiscale a enquêté sur de potentiels fraudes fiscales des ecuries et des pilotes de F1, lorsqu’ils participent aux Grand Prix sur le sol transalpin.
Il y a quelques jours, le journal de Bologne Il Resto del Carlino rapportait que la branche de Bologne de la Guardia di Finanza (police financière italienne) avait commencé à enquêter sur les équipes et les pilotes de F1.
Plus précisément, ils cherchent à déterminer si les impôts ont été correctement payés sur les revenus générés lors des courses organisées en Italie. Cette situation risque d’entraîner d’importantes complications juridiques pour les équipes et les athlètes.
Selon la législation fiscale italienne, les athlètes étrangers participant à des compétitions sportives en Italie sont tenus de payer des impôts sur les revenus qu’ils y perçoivent. Et vu que les pilotes touchent des salaires très importants…
Je comprends que l’administration fiscale italienne a contacté les pilotes (en retraite ou actuellement dans le paddock) par courrier, leur demandant de soumettre leurs déclarations de revenus pour l’année fiscale 2025 et de contacter les autorités, soit personnellement, soit par l’intermédiaire d’un représentant, pour discuter des prochaines étapes.
Selon certaines sources, les autorités italiennes entendent également engager des poursuites contre le personnel de la F1, et ce, rétroactivement. Dans la mesure du possible, elles visent à recouvrer les impôts impayés remontant à plusieurs années (sur 10 ans).
En Italie, si les impayés sont supérieurs a 50.000 euros, c’est considéré comme une fraude et passible de prison.
Notons que ce type d’initiative fiscale avait provoqué le retrait des GP de Corée du Sud et Inde par le passé, déjà et que l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis ont aussi un procédé équivalent, mais adapté pour la F1.
Attendez-vous à ce que l’Italie et Monza disparaissent du calendrier, si cette initiative perdure, sans s’adapter au contexte…