Adieux TomorrowNewsF1

Ce n’est pas facile d’annoncer une fin, surtout sur un projet qui a forgé son identité.

En Août 2005 j’ouvrais un blog, TomorrownewsF1, c’était la mode à l’époque, car je voulais porter quelque chose de différent. Une information pour donner du sens aux flux qui débutait sur internet. J’ai eu de la chance, deux ans plus tard les audiences ont décollé, ainsi que mes ambitions.

En 2012, c’était 40.000 visiteurs uniques par jour, qui consultaient une version française, anglaise (Merci Robin), espagnole (Merci Thierry) et allemande (merci Diane). Une version business (BusinessNewsF1), marketing sportif (TomorrowSportMarks), une newsletter payante (TWF1), une agence de presse alimentant 6 autres sites dans le monde (8A News), Un fond d’investissements (8A Participations), une agence management (ATX Sport Management), une marque d’informations F1 sur Facebook et Twitter (F1 Feeds), Un indice boursier (TWF10), Un service d’analyse visibilité écuries, une chaine Youtube dès 2008. Editer un magazine d’abord en PDF et un livre business (Business Book GP), à partir de 2010. La ligne éditoriale était simple : Parler des informations qui vont avoir une conséquence pour le futur.

Puis le projet d’une levée de fonds, en 2012, a échouée. L’épreuve a été terrible et j’ai arrêté d’écrire pendant 13 Mois. J’entends encore cette réflexion : « On ne gagne pas sa vie avec un média, monsieur Limacher. J’ai moi-même travailler pour les Echos et je n’ai pas bien gagné ma vie à l’époque. »

Ce blog m’a permis de réaliser mon rêve, et d’avoir un métier de consultant dans le vrai monde et prolonger l’expérience, mais aussi écrire pour plusieurs médias et marque sur internet (Voiture Electrique en France, F1 sur Toile F1 et FanaticF1 et Sportune, Edito F1 en Hollande pour deux médias, Info Auto pour Sixt Auto, analyses pour des sites de paris sportifs anglais et un pétrolier anglo-saxon. De rencontrer des pilotes de l’époque de Juan-Manuel Fangio (André Simon et André Guelfi), d’être aussi accrédité pour les paddocks et les essais privés enfin de rencontrer des plumes que je lisais, adolescent, dans les magazines. Certains sont devenus des sources et des amis. Mais aussi de me disputer par mail avec d’autres grands nom journalistique du paddock, car je n’étais pas journaliste. C’était une autre époque.

Il y a aussi le coté obscure, au-delà de la réussite. Marqué par les batailles autour de Youtube et Bernie Ecclestone en 2007, les mains courantes et les piratages de concurrents (Français, Anglais et Allemand), du harcèlement en ligne constant, de l’atteinte réputationnelle par jalousie ou envie. Tout les coups étaient permis et c’était dur. Je l’avoue.

Prendre cette décision a été longue, difficile. Comme un deuil. Le déni l’emporte longtemps et maintenant il faut accepter. J’aurais du le faire il y a 5 ans, mais je n’ai pas pu.

Aujourd’hui, il est temps de fermer ce livre le plus important de ma vie.

21 ans après.

Adieux Tomorrownewsf1